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Enfin il apparut gravissant lentement la montagne dans l’ordre que Heidi avait prévu : devant marchait le guide, puis venait le cheval blanc monté par Mme Sesemann, enfin derrière, le porteur avec sa grande hotte, car la grand’maman tenait décidément à ne pas s’aventurer sur l’alpe sans avoir bien pris toutes ses précautions. Les voyageurs s’approchaient peu à peu, enfin ils atteignirent le sommet. La grand’maman aperçut les enfants du haut de son cheval.

— Qu’est-ce que cela signifie ? que vois-je, Clara ? tu n’es pas dans ton fauteuil ! s’écria-t-elle tout effrayée en mettant pied à terre aussi vite que possible.

Mais elle avait à peine fait quelques pas qu’elle joignit les mains en disant avec émotion :

— Ma petite Clara, est-ce bien toi que je vois ? Tu as des joues roses et toutes rondes, mon enfant ! je ne te reconnais plus !

Et elle voulut se précipiter vers Clara. En un clin d’œil Heidi avait glissé du banc, Clara s’était vite appuyée sur son épaule, et voilà les deux enfants qui se mettent tout tranquillement en route comme pour faire une petite promenade. La grand’maman s’arrêta court, saisie de frayeur et croyant pour le