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sa mère, et fut très réjoui d’apprendre qu’elle était précisément montée au chalet ce jour-là. Il prit aussitôt une voiture qui le mena d’abord à Mayenfeld ; là, ayant appris que l’on pouvait monter en char à Dörfli, il se fit conduire jusqu’au hameau, pensant bien que l’ascension à pied serait toujours suffisamment longue pour lui.

Mr Sesemann ne se trompait pas ; cette montée continue le fatigua bien vite, et le chemin lui parut bien long. Il n’avait pas encore aperçu le moindre chalet, et pourtant il savait par les descriptions de Heidi qu’à mi-hauteur il devait rencontrer la cabane de Pierre le chevrier. On voyait partout des traces de piétons, et à certains endroits ces petits chemins se croisaient dans toutes les directions. Mr Sesemann commençait à se demander s’il était sur la bonne route et si la cabane ne se trouvait point située de l’autre côté de la montagne ; il regarda tout à l’entour pour voir s’il ne découvrirait pas quelque être humain auprès de qui s’informer du chemin. Mais le plus grand silence régnait partout et rien n’apparaissait au près ni au loin ; par intervalles seulement, le vent de la montagne élevait