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— Dieu le veuille ! ajouta la grand’maman.

Et pour exprimer son assentiment aux paroles de son fils, elle secoua un grand moment la main du Vieux avec beaucoup de cordialité. Puis tout à coup elle passa son bras autour du cou de Heidi, et l’attirant à elle :

— Et toi, ma chère Heidi, il faut que tu dises à ton tour ce que tu désires. Voyons, n’as-tu pas aussi un souhait que tu aimerais voir accompli ?

— Oh ! oui, j’en ai bien un, répondit-elle avec des yeux brillants de joie.

— Allons, c’est bien, voyons ton souhait. Que voudrais-tu, mon enfant ?

— J’aimerais mon lit de Francfort avec les trois grands oreillers et la couverture épaisse ; alors la grand’mère n’aura plus la tête tout en bas, elle pourra bien respirer, elle aura assez chaud avec la couverture, et elle n’aura plus besoin d’aller au lit avec son châle parce qu’elle a trop froid.

Heidi, dans son ardeur d’arriver au but de ses désirs, avait débité tout cela d’une seule haleine.

— Ah ! ma chère enfant, que dis-tu ! s’écria la grand’maman émue. C’est bien que tu me le rap-