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dit-il, il fallait qu’il retournât à Francfort ; mais cela lui faisait beaucoup de peine, parce qu’il s’était attaché à l’alpe. Cette nouvelle causa du chagrin au Vieux qui avait aussi beaucoup joui dans la société du docteur ; quant à Heidi, elle s’était si bien accoutumée à voir tous les jours son bon et affectueux ami, qu’elle ne pouvait comprendre que tout cela dût si subitement prendre fin. Elle leva vers lui un regard inquiet et interrogateur, mais elle vit que ce n’était que trop vrai. Le docteur prit congé du grand-père et demanda à Heidi si elle voulait l’accompagner encore un peu ; elle descendit donc avec lui le long du sentier, la main dans la sienne, mais sans pouvoir encore croire qu’il partît pour tout de bon. Au bout d’un certain temps le docteur s’arrêta et déclara que Heidi était venue assez loin, qu’il était temps pour elle de retourner. Il passa la main tendrement et à plusieurs reprises sur les cheveux frisés de l’enfant.

— Maintenant, Heidi, il faut que je parte, dit-il ; si seulement je pouvais t’emmener à Francfort et te garder auprès de moi !

Heidi vit aussitôt se dresser devant elle tout