Page:Spyridis - Le panorama illustré des jeux olympiques, 1895.djvu/35

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le panorama

ter, en présence de Jupiter, le prix de la course ; dans l’autre, le Combat des Centaures et des Lapithes ([1]). La porte d’entrée est en bronze ainsi que la porte du côté opposé. On a gravé sur l’une et sur l’autre une partie des travaux d’Hercule. Des pièces de marbre pentélique, taillées en forme de tuile, invention d’un architecte de Naxos, couvrent le toit. Au sommet de chaque fronton s’élève une Victoire en bronze doré ; à chaque angle, un grand vase de même métal et également doré.

Le temple est divisé en trois nefs séparées par des colonnes. On y voit, de même que dans le vestibule, quantité d’offrandes consacrées par la piété et la reconnaissance aux dieux. Mais loin de se fixer sur ces objets, les regards se portent rapidement sur la statue et le trône de Jupiter qui sont placés un peu au-delà du milieu du temple dans un espace moins grand et couvert.

Ce chef-d’œuvre de Phidias et de la sculpture, fait, au premier aspect, une impression que l’examen ne sert qu’à rendre plus profonde.

La tête, la poitrine, les bras et les pieds de la statue sont en ivoire et les boucles des cheveux et de la barbe en or massif ; les yeux en pierres précieuses ; et quoique assise, elle s’élève presque jusqu’au plafond du temple. De la main droite, elle tient une Victoire, également d’or et d’ivoire, et de la gauche un sceptre travaillé avec goût, composé de diverses espèces de métaux et surmonté d’un aigle en or, ainsi que le manteau sur lequel on a gravé des animaux, des fleurs et surtout des lys. Le trône, supporté par quatre colonnes est riche en pierreries, en or, en ébène et en ivoire, et partout décoré de peintures et de bas-reliefs ; en un mot, les matières les plus riches, les arts les plus nobles concoururent a l’embellir.

  1. Tous ces chefs d’œuvre y ont été retrouvés.