Page:Stendhal - Chroniques italiennes, II, 1929, éd. Martineau.djvu/14

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plaines cultivées est absolument le même à Naples et à Venise, et nous voudrions que le Canaletto, par exemple, eût absolument la même couleur que Salvator Rosa.

Le comble du ridicule, n’est-ce pas une dame anglaise douée de toutes les perfections de son île, mais regardée comme hors d’état de peindre la haine et l’amour, même dans cette île : madame Anne Radcliffe donnant des noms italiens et de grandes passions aux personnages de son célèbre roman le Confessionnal des Pénitents noirs ?

Je ne chercherai point à donner des grâces à la simplicité, à la rudesse quelquefois choquantes du récit trop véritable que je soumets à l’indulgence du lecteur ; par exemple, je traduis exactement la réponse de la duchesse de Palliano à la déclaration d’amour de son cousin Marcel Capecce. Cette monographie d’une famille se trouve, je ne sais pourquoi, à la fin du second volume d’une histoire manuscrite de Palerme, sur laquelle je ne puis donner aucun détail.

Ce récit, que j’abrège beaucoup, à mon grand regret (je supprime une foule de circonstances caractéristiques), comprend les dernières aventures de la malheureuse famille Carafa, plutôt que l’histoire inté-