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PENSÉES


Une femme n’est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant ; or, quand on n’a que de la vanité, toute femme est utile, aucune n’est nécessaire.

Sans les nuances, avoir une femme qu’on adore ne serait pas un bonheur et même serait impossible.

L’empire des femmes est beaucoup trop grand en France, l’empire de la femme beaucoup trop restreint.

Tout homme qui conte clairement et avec feu des choses nouvelles est sûr de plaire aux femmes d’Italie. Peu importe qu’il fasse rire ou pleurer ; pourvu qu’il agisse fortement sur les cœurs, il est aimable.

Une jeune femme se persuade bien mieux qu’elle est aimée par ce qu’elle devine que par ce qu’on lui dit.