Page:Stendhal - Romans et Nouvelles, I, 1928, éd. Martineau.djvu/183

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LE ROSE ET LE VERT

— Hé bien, lui dit Mina ivre de bonheur, cherchez l’écritoire que je vous ai donné il y a trois mois, vous y remarquerez un double fond. Dans ce double fond une de vos lettres à moi et enfin sur le blanc de cette lettre quelque chose d’écrit.

[À l’instant le duc va déterrer son encrier et revient ivre de bonheur dans la rue solitaire de Mina.]

Mina se donne à lui. La chose éclate dans le monde, c’est-à-dire est fort soupçonnée. La baronne de Vintimille veut faire une scène, une insulte à Mina, insulte fort contenue, mais fort significative.

M. de Miossince l’apprend à Mina, il n'y a qu’un remède. Elle abjure.

Que devient Mme Wanghen ?

Une fois tombé dans le crime, il n'y a plus de retenue. Ou plutôt le malheur est si grand pour une âme pure qu’il faut un nouveau crime.

Elle paye tout ce qui entoure la nouvelle duchesse de Montenotte qui a déjà donné un fils à son mari.

Ce qui suit est-il horrible ?

Enfin la duchesse cruellement négligée par son mari prend un amant. Elle va aux eaux d’Aix (en Savoie) pour avoir un peu plus de liberté. Madame et mademoiselle Wanghen y vont aussi. Le duc