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VIII
PRÉFACE

Ailleurs, dans le R. 5896, tome 7, pp. 40-55, sont également conservés seize feuillets primitivement numérotés 3 à 19, de l’écriture d’un copiste, mais corrigés de la main de Beyle le 10 mai 1837, et qui constituent, semble-t-il, un second état initial, déjà beaucoup plus poussé. Seules manquent les premières lignes.

Enfin, dans le volume marqué R. 291, les pp. 162 à 344 renferment une troisième version de ce même début, mais version poursuivie beaucoup plus loin, et qui contient tout ce que nous possédons à ce jour de cet ouvrage inachevé. Ce roman, ou plus exactement fragment important de roman, commencé le 18 avril, s’arrête avec la rédaction du 18 ou du 20 mai 1837. Stendhal semble alors avoir voulu en prendre une sorte de vue d’ensemble : les 21 et 23 mai, il trace les plans successifs de ce qu’il lui reste encore à écrire pour achever. Mais, comme nous l’avons vu déjà pour Lamiel, la réflexion chez lui rompît l’élan et jamais plus il ne reprit son récit. À peine les jours suivants y ajouta-t-il quelques très minces détails, élabora-t-il quelques plans secondaires, et en corrigea-t-il l’ensemble, à Nantes, du 4 au 8 juin 1837. Le lendemain, il partait pour Vannes et abandonnait définitivement ce travail.

L’auteur avait pensé un moment l’inti-