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XI
DE L’ÉDITEUR

Si Stendhal n’a malheureusement pas achevé son roman, il a du moins laissé des plans assez longs et assez détaillés pour que nous puissions nous en figurer les derniers épisodes. Nous les pouvons même imaginer d’autant plus facilement que sept ans auparavant, il avait composé une courte nouvelle intitulée Mina de Vanghel, qui ne devait voir le jour qu’après sa mort.

Le Rose et le Vert et Mina de Vanghel ne sont pas en effet sans quelque ressemblance, au point que l’on peut se demander si Stendhal en 1837 ne reprenait pas purement et simplement son sujet de 1830 pour le traiter avec de tout autres développements. Le nommée l’héroïne està peu près identique dans les deux œuvres, bien que d’un côté, elle soit la fille d’un général noble et de l’autre celle d’un simple banquier, et, si tous les autres personnages sont fort différents, le sujet succinctement résumé présente à peu de chose près la même trame : une jeune allemande excessivement riche se trouve, son père mort, sans appui et sans guide. La crainte d’être épousée pour sa fortune et la recherche d’un amour passionné qui ne s’adresserait qu’à sa personne la conduisent aux pires excentricités.

Mais alors que la nouvellede 1830 tient en cinquante pages, nous savons qu’en 1837, Stendhal prévoyait pour son roman