Page:Stendhal - Romans et Nouvelles, I, 1928, éd. Martineau.djvu/34

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XVI
PRÉFACE


yeux, mais il ne nous avertit point si ce manuscrit était complet où s’il n’était pas amputé de quelques pages : celles précisément qui se retrouvent à Grenoble. Quoi qu’il en soit, le titre portait également que la nouvelle était imitée d’Oehlenschlager. Et Stendhal aurait ajouté en outre que tout le conte danois ne lui fut jamais connu que par les critiques adressées à l’auteur par les Allemands. Un canevas de dix lignes peut parfaitement lui avoir suffi pour échafauder son œuvre, il en a laissé de plus importantes dont l’idée première lui avait été fournie par une anecdote aussi concise, sinon plus.

Ad. Pause avanceencore que les dernières pages de Mina de Vanghel n’auraient été définitivement écrites qu’en 1836. Cette date permettrait d’affirmer presque à coup sûr que la nouvelle de Stendhal n’a dû emprunter à l’auteur danois qu’un très lâche canevas. Et en outre la filiation du Rose et Vert paraîtrait encore, par le rapprochement des deux dates, plus absolument directe et, s’il en était besoin, plus sûrement établie.

Les Souvenirs d’un Gentilhomme italien sont le premier écrit romanesque de