Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/135

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



CHAPITRE XXXVII


Napoléon voyant qu’il n’y avait rien à espérer du prince des Asturies, eut l’excellente idée de lui chercher querelle sur la validité de l’abdication de Charles IV. Cette abdication avait été évidemment forcée ; elle avait été rétractée.

Le prince de la Paix fut tiré de sa prison à Madrid et arriva le 26 avril à Bayonne. Le 1er mai arrivèrent les vieux souverains, comme les appelaient les Espagnols. Cette vue fit beaucoup d’impression. Ils étaient malheureux, et une longue étiquette, longtemps préservée, joue le caractère aux yeux du vulgaire.

Aussitôt que le roi et la reine d’Espagne furent entrés dans leurs appartements, les Français virent tous les Espagnols qui se trouvaient à Bayonne, le prince Ferdinand à leur tête, faire la cérémonie du baisement de main qui consiste à se mettre à genoux et à baiser la main du roi et de la reine. Les spectateurs qui avaient lu le matin, dans la Gazette de Bayonne, les pièces relatives aux événements d’Aran-