Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/142

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fait autant avec les empereurs et rois des Indes…, qu’il pouvait appliquer cela à l’origine de toutes les dynasties de l’univers, que, dans notre Espagne ancienne, on trouvait des assassinats de rois par des usurpateurs qui s’étaient ensuite assis sur le trône ; que, dans les siècles postérieurs, nous avions l’assassinat commis par le bâtard Enrique II et l’exclusion de la famille de Henri IV, que les dynasties d’Autriche et des Bourbons dérivaient de cet inceste ainsi que de ces crimes… Je dis que le langage du Moniteur me faisait voir que Napoléon ne reconnaissait pas Ferdinand comme roi, qu’il disait que l’abdication de son père, faite au milieu des armes et d’un tumulte populaire était nulle, que Charles IV lui-même l’avouerait, que, sans parler de ce qui était arrivé au roi de Castille, Jean Ier, il y avait deux exemples d’abdication dans la dynastie plus moderne des Autrichiens et des Bourbons, l’une faite par Charles-Quint, l’autre faite par Philippe V, et que, dans ces deux abdications, on avait procédé avec le plus grand calme, la plus sage délibération et même avec le concours de ceux qui représentaient la nation[1]. »

  1. Fidèlement extrait du livre de M. Escoïquiz. L’on ne cite ici que des ouvrages publiés par des ennemis de l’empereur.