Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/149

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CHAPITRE XLI


Terminons en peu de mots ces dégoûtantes affaires d’Espagne. Dans la conversation de Bayonne, Escoïquiz dit à Napoléon : « Le peuple désarmé de Madrid croyait être assez fort pour détruire l’armée française et défendre Ferdinand. Ce fut au point que l’on aurait trouvé des obstacles invincibles au cas que l’on eût voulu employer le moyen unique de mettre Ferdinand en liberté.

Napoléon. — Quel était donc ce moyen, chanoine ?

Escoïquiz. — Celui de faire secrètement prendre la fuite au roi.

Napoléon. — Et dans quelle partie du monde l’auriez-vous transporté ?

Escoïquiz. — À Algésiras où nous avions déjà quelques troupes et où nous eussions été dans le voisinage de Gibraltar.

Napoléon. — Qu’auriez-vous fait après ?

Escoïquiz. — Toujours invariables dans notre maxime de conserver avec Votre Majesté une alliance intime, mais en même temps honorable, nous lui aurions proposé péremptoirement de la continuer,