Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/148

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parle plus que de ses victoires tant qu’elle en aura encore. Cependant l’Europe est muette et elle accuse Napoléon ou, du moins, elle semble écouter ses accusateurs. Je ne puis dire ma pensée. Ô hommes lâches et envieux, peut-on s’abandonner à trop de mépris envers vous, et lorsqu’on ne parvient à être votre maître, ne fait-on pas très bien de s’amuser de vous comme d’un vil gibier[1] ?

  1. Voir la lettre du général Bertrand à sir Hudson lowe. Pièces relatives au prisonnier de Sainte-Hélène, Londres, 1818. Voir l’hypocrite discours de lord Bathurst, les lettres du médecin O’Méara.