Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/182

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CHAPITRE XLVII


Quel était donc le mérite de cette administration impériale si regrettée en France, et par la Belgique, le Piémont, les États de Rome et de Florence ?

C’étaient des règles générales et des décrets organiques dictés par la plus saine raison. C’était l’entière extirpation de tous les abus accumulés dans l’administration de chaque pays par deux ou trois siècles d’aristocratie et de pouvoir astucieux. Les règles générales de l’administration française ne protégeaient que deux choses : le travail et la propriété. Cela a suffi pour faire adorer ce régime. D’ailleurs, la décision ministérielle qui arrivait de Paris après six mois, si elle était souvent ridicule par l’ignorance des données, était toujours impartiale. Et il y a tel pays que je ne nommerai pas, où le moindre juge de paix ne peut pas envoyer une citation sans commettre une criante injustice au profit du riche contre le pauvre[1]. Ce régime n’a été interrompu

  1. Consultations de M. Dalpozzo, Italie, 1817.