Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/261

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CHAPITRE LXIV


Le congrès de Châtillon fut ouvert le 4 février et terminé le 18 mars. Une grande puissance s’opposait à la déchéance de Napoléon. Appuyé par cette grande puissance, il pouvait faire la paix avec sûreté. Mais il se serait regardé comme déshonoré, s’il eût accepté la France diminuée d’un seul village de ce qu’elle était lorsqu’il la reçut au 18 brumaire. C’est bien là l’erreur d’une grande âme, le préjugé d’un héros ! Voilà toute la clef de sa conduite. D’autres princes se sont montrés exempts de cette vaine délicatesse[1].

  1. En note, quelque plate injure de la Staël.