Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/277

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CHAPITRE LXXI


Après la marche triomphante sur le boulevard, l’empereur, le roi de Prusse et le prince Schwarzenberg avaient passé plusieurs heures dans les Champs-Élysées à voir défiler leurs troupes. Ces augustes personnages vinrent chez M. de Talleyrand, rue Saint-Florentin, près des Tuileries. Ils y trouvèrent dans le salon les gens dont nous avons parlé. Le prince de Schwarzenberg avait des pouvoirs pour consentir à tout. Les souverains parurent dire que si la grande majorité des Français et l’armée voulaient l’ancienne dynastie, on la leur rendrait. On tint un conseil. On assure que Sa Majesté l’empereur Alexandre dit qu’il lui semblait qu’il y avait trois partis à prendre :

1° Faire la paix avec Napoléon, en prenant toutes les sûretés convenables ;

2° Établir la régence et proclamer Napoléon II ;

3° Rappeler les Bourbons[1].

  1. Plus bas dans la déclaration d’Alexandre, la Biographie dit qu’il y avait qu’il reconnaîtrait et garantirait la constitution que la nation française se donnerait. D’après cet