Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/279

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Pourquoi, se disaient ces factieux, ne pas se donner la peine d’assembler le Corps Législatif qui, après tout, est la source de tout pouvoir légitime, et ce sénat, composé de l’élite de la nation et qui a erré, non pas faute de lumières, mais par excès d’égoïsme ? Soixante égoïstes rassemblés ont toujours plus de pudeur que six. D’ailleurs, il y avait peut-être dix citoyens dans le sénat. On ne fit qu’une cérémonie de ce qui aurait dû être une délibération ; de là, la campagne de Waterloo.

Si Napoléon, par une boutade de despotisme, n’eût pas renvoyé le Corps Législatif, rien de ce qui a eu lieu n’arrivait. Si Se Corps Législatif, que la conduite de MM. Laîné et Flaugergues venait d’illustrer, se fût trouvé rassemblé, l’esprit éminemment sage qui décida du sort de la France, aurait eu l’idée de le consulter.