Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/29

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causes qui furent alléguées dans la suite, pour faire la guerre à la République, ne furent que des prétextes[1]. Le général français entra en négociation avec des mécontents, afin de pouvoir occuper la ville sans coup férir. À ses yeux, il était utile à la France d’avoir la paix avec l’Autriche. Il était maître de Venise, puisqu’il la prit. Il n’était pas chargé de faire le bonheur de Venise. La patrie avant tout. Dans tout cela il n’y a qu’un reproche à faire au général Bonaparte : il ne voyait pas les choses aussi haut que le Directoire[2].

  1. Beaucoup de furent.
  2. Pour voir Napoléon en Italie sous un vrai jour, il faut monter son âme par un volume de Tite Live. On se purifie ainsi de toutes les petites idées modernes et fausses.