Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/295

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CHAPITRE LXXVII


Toute la conduite des ministres fut de cette force. Les agents du pouvoir qu’ils osèrent destituer furent remplacés par des gens faibles ou déshonorés. On s’aperçut bientôt et avec étonnemnent que chaque jour la cause des Bourbons perdait des partisans. Les ministres firent tant de folies, qu’ils persuadèrent au peuple, qu’au fond du cœur, le roi était le plus grand ennemi de la charte. Ces ministres avaient devant les yeux la cour de Louis XVI et le sort de Turgot. Pensant toujours que l’autorité royale allait se réveiller et saurait récompenser ceux qui l’auraient devinée en sachant la respecter durant les mauvais jours, ces malheureux ne songeaient qu’à lutter de servilité pour avancer en grade.