Page:Stowe - Marion Jones.djvu/19

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enfin parti ? Je vous demande à quoi lui serviront ses terres actuellement ?

— Cela prouve, répliqua M. Dudley, combien il est inutile de se disputer dans ce monde la moindre possession. Nous n’apportons rien en entrant dans ce monde, il est certain que nous ne pouvons rien emporter.

— C’est assez vrai, cela ; mais n’est-il pas étrange combien le squire Jones tenait à toutes ces choses ! Je lui ai reproché vingt fois au moins que son moulin endommageait mes bonnes terres, il n’a jamais rien voulu faire pour réparer ce dommage ; maintenant que le voilà parti, sa vieille fille Silence est aussi mauvaise et fait plus de bruit que lui, et elle et Marion ont pris une partie de ma terre ; mais, voyez-vous, j’ai l’intention de faire régler tout cela.

Le Père Mâchoire s’arrêta pour chercher sur la physionomie de M. Dudley quelque encouragement sympathique ; mais le brave homme ne trahissait aucune émotion, et contemplait paisiblement le manche de la longue pelle. Le Père Mâchoire s’agita sur sa chaise, et renouvela son attaque d’une façon plus directe : — J’ai entendu dire, M.