Page:Stowe - Marion Jones.djvu/23

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


frisés, et les meilleures dispositions du monde. Il y avait aussi le petit Joseph Adams, fils unique du Père Mâchoire, un beau garçon brun et robuste, qui épelait les mots les plus longs, faisait les plus grosses boules de neige, les plus jolis chalumeaux, et lisait plus vite et plus haut qu’aucun élève de la classe.

Maître Joseph prenait toujours sous sa protection spéciale la petite Marion, la conduisait à l’école, l’aidait à faire les trop longues additions, veillait à ce qu’on ne lui volât pas son déjeuner dans son panier, fouettant, houspillant tout garçon qui lui faisait obstacle. Les années s’écoulèrent, et le Père Mâchoire envoya son fils au collège. Il l’y envoya, disait-il, parce qu’il en avait le droit tout autant que le squire Abel ou autre. Ce furent ces deux images fraîches et souriantes de son ancien favori Joseph et de sa préférée Marion qui vinrent à l’esprit de M. Dudley, et qui parurent lui ouvrir les portes du futur. Donc, quand le Père Mâchoire eut achevé sa phrase, M. Dudley lui dit :

On dit que votre fils va bientôt recevoir son diplôme et quitter le collège.