Page:Stowe - Marion Jones.djvu/37

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les volontés de son père, notre héros se dirigea après son déjeuner vers la maison du squire Jones, sans doute pour passer en revue les prairies, le moulin et le mur de pierre ; mais par une incroyable méprise, il arriva droit devant la porte de la maison.

Le vieux squire avait fait partie de l’aristocratie du village, et sa maison était le modèle du genre pour l’architecture et l’ameublement. La grande pièce sur le devant, au lieu d’être grossièrement parsemée de sable fin, resplendissait d’un beau tapis à raies rouges, jaunes et noires. Une massive garniture en cuivre bruni à blanc, composée d’énormes chenets et de pelles et pincettes d’une hauteur démesurée, garnissait l’antique cheminée de marbre. La sainteté du lieu était entretenue par de gros volets de chêne, presque toujours fermés, ne laissant passer la lumière que par deux ouvertures pratiquées dans le haut, et que l’on n’ouvrait que dans les grandes solennités.

Notre héros fut donc surpris de trouver ouvertes la porte et les fenêtres de cet appartement. L’ameublement conservait son ampleur matérielle et gothique, mais divers objets attestaient que des doigts plus fins