Page:Stowe - Marion Jones.djvu/63

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l’éducation qui me met à même de faire ou d’être quelque chose. Je ne désespère pas d’obtenir son consentement ; mon père est doué d’une grande partialité pour les jolies personnes ; et si l’on ne contrarie pas son amour pour la tradition par une opposition intempestive, je m’en fie au temps et à vous-même pour obtenir son consentement ; mais, quoi qu’il arrive, soyez assurée, ma très chère Marion, que mon choix est fait pour la vie, et que je suis incapable d’en changer.

La conversation prit ensuite un cours facile à imaginer par ceux qui se sont trouvés dans semblable situation, et n’a pas besoin par conséquent d’être illustrée par nous.

— Je ne sais vraiment qu’en penser, monsieur Dudley ; croiriez-vous que mon fils Joé s’est pris d’une belle passion pour cette jeune Marion ?

Telle fut l’entrée en matière du père Mâchoire dans l’une de ses visites périodiques à M. Dudley, qu’il trouva assis comme de coutume devant un bon feu de charbon de terre, tandis que la respectable ménagère, assise à ses côtés, agitait les aiguilles d’un tricot.