Page:Stretser - Description de la Forêt noire, 1770.djvu/33

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même sondé bien avant : peut-être néanmoins que si mon cable eût eu quelque chose de plus, j’aurois touché ce fond si recherché, où personne n’a jamais pu parvenir.

Il n’est pas que le lecteur n’ait entendu parler des puits de Salomon, qui, semblables au canal que je viens de citer, étoient, dit-on, sans fonds. La tradition nous apprend que c’était une rivière qui passoit sous la ville, et que ce sage roi avait découvert. Voyez, de Bruyn, Voyage au levant. Je ne sais si on ne feroit pas bien d’appeller aussi ce canal, le canal de Salomon, d’autant mieux que personne n’ignore que ce roi connoissoit parfaitement le Merryland, et qu’il a même fait beaucoup de dépenses pour huit cent de ses provinces, par où passe ledit canal.

Toute l’humidité superflue de cette région se rend dans cet endroit : il est aussi comme un grand chemin par où vient tout ce qui doit pénétrer dans la