Page:Suarès - Images de la grandeur.djvu/95

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El Ici gibicn, de levri maint rude* qui t'^ionncnl, touchcal avec une précaution amoureute le brat nu Jet fillet, liite comme la queue du chien daooii, et froid au uci comme une bille d'ivoire., lit rient; et un flot de taag bat k leurt leropet. .

Au coin det coupe-gorgei, det jreux obliquer brillent, k peine entrevut, comme des coutelas tirés, et cachés aussitôt dans la gaine. Les araignées de la luxure tiuent leurt toiles prit des charniers.

Les feux épient, sur les navires à l'ancre où tout est sombre, telles des prunelles étranges, des fous au guet. . Côte i côte dorment les fines goélettes et les grands bricks. . Des balancellet coule encore le flot d'or des oranges : un Catalan veille i la coupée; et le point de feu brille cl rebrille, comme un ver luisant qui se déplace, de la pipe qu'il tient entre ses dens.

Les anneaux de métal luisent. Entre les pavés pointus et gras, les oranges pourries verdissent; et l'on j dislingue parfois éparses les plumes versicolores d'oiseaux fabuleux, hôtes captifs des Iles.

III. Là-bas, là-bas, sourdement, sûrement, la mer meurt sur les bloct.

Et le long cri gcmil, icntibicuscmcnl, do sirènes à travers l'ombre. . La pourpre du couchant n'est plus qu'un souvenir tremblant sur la plus lointaine vague, comme sur une paupière la trace nacrée det pleurs.

Tous les phares s'allument. Les écliptet des uns sont le cœur palpitant de l'espace nocturne; et, du haut des tours, les autres font jaillir leurs cônes fixes. A l'infini, princesses virginales, qui daignent k peine re«  garder, les hautaines étoiles.

Le vent sournois, qui se forme, pousse les voiles du brouillard. . El le courant conspire, au large des môles, k entraîner les barquet, — le courant qui rampe entre deux eaux, comme un banc de reptiles. .

O voix de la mer sur les blocs, — ciis des silènes lauquet, — regards des phares dans la nuit,— ô murmures, gloire tragique, souffles d«  la vague, haleine de la grande rêverie.

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