Page:Sue - Le Juif errant - Tomes 9-10.djvu/330

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— Cette porte va céder…

— Et ce cabinet n’a pas d’autre issue !

— Il y a deux jeunes filles en deuil avec elle…

— On ne peut pourtant laisser de pauvres femmes aux prises avec ce furieux !… À moi, mes amis ! dit généreusement un spectateur valide en courant vers le perron pour rentrer dans l’antichambre.

— Il est trop tard, c’est vous exposer en vain, dirent plusieurs personnes en le retenant malgré lui.

À ce moment, on entendit des voix crier :

— Voici l’abbé Gabriel !

— Il descend du premier ;… il accourt au bruit.

— Il demande ce que c’est.

— Que va-t-il faire ?

En effet, Gabriel, occupé près d’un mourant dans une salle voisine, venait d’apprendre que Morok, brisant ses liens, était parvenu à s’échapper, par une étroite lucarne, de la chambre où on l’avait enfermé provisoirement.

Prévoyant les terribles dangers qui pouvaient résulter de l’évasion du dompteur de bêtes, le jeune missionnaire, ne consultant que son courage, accourut dans l’espoir de conjurer de plus grands malheurs.