Page:Sue - Les Mystères du peuple, tome 12.djvu/338

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hôte lui-même me crut défunt, et déjà il s’occupait de mon ensevelissement, lorsqu’un léger mouvement que je fis lui révéla que je vivais encore. Soigné par mon ami avec un dévouement fraternel, je guéris de mes blessures et restai caché dans mon refuge, jusqu’au jour où je pus m’embarquer secrètement à Nantes sur un bâtiment anglais, et d’Angleterre je passai en Hollande, où un armateur me confia le commandement d’un vaisseau. Désormais banni de France, je priai mon parent de Vannes, dépositaire des légendes et des reliques de notre famille, de me renvoyer par un navire breton ce dépôt, augmenté du marteau de forgeron de Tankerù et des pages laissées par Nominoë. À l’aide de ces pages et de mes propres souvenirs, moi, Salaün Lebrenn, j’ai joint cette légende à celles de nos pères, afin de la léguer à notre descendance.





fin du douzième volume