Page:Sue - Les mystères de Paris, 8è série, 1843.djvu/271

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de coups de poing de M. Rodolphe, auxquels j’ai dû l’honneur de sa connaissance.

– Mais si tous les détenus avaient pris parti contre vous seul, qu’auriez-vous pu faire ?

– Alors j’aurais crié comme un aigle et appelé au secours ! Mais ça m’allait mieux de faire ma petite cuisine moi-même, pour pouvoir dire à M. Rodolphe : Il n’y a que moi qui me suis mêlé de la chose… j’ai défendu et je défendrai votre jeune homme, soyez tranquille.

À ce moment le gardien rentra brusquement dans la chambre.

– Monsieur Germain, venez vite, vite chez M. le directeur… il veut vous parler à l’instant même. Et vous, Chourineur, mon garçon, descendez à la Fosse-aux-Lions… Vous serez prévôt, si cela vous convient ; car vous avez tout ce qu’il faut pour remplir ces fonctions… et les détenus ne badineront pas avec un gaillard de votre espèce.

– Ça me va tout de même… autant être capitaine que soldat pendant qu’on y est.

– Refuserez-vous encore ma main ? — dit cordialement Germain au Chourineur.