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CHAPITRE IV.


la lettre.


Avant de raconter cette étrange journée qui laissa dans mon esprit des souvenirs ineffaçables et dans mon cœur une impression profonde et salutaire, j’ai besoin de donner ici quelques fragments de correspondance qu’un singulier événement mit plus tard en ma possession.

Ces débris d’une lettre lacérée, écrite peu de temps avant ma rencontre avec Claude Gérard, expliquent parfaitement la résignation de celui-ci aux fonctions les plus diverses, les plus pénibles, les plus repoussantes, et l’irritation haineuse que cette résignation inspirait à ses ennemis.

Cette lettre, adressée à une personne restée inconnue pour moi, était écrite par l’abbé Bonnet, curé de la commune dans laquelle Claude Gérard était instituteur.

« .   .   .   . En un mot, c’est intolérable…

» Il est impossible de trouver ce Claude Gérard en défaut ; il accepte tout, il se résigne à tout avec une patience, avec une soumission qui, chez un homme