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HISTOIRE DES CANADIENS-FRANÇAIS

façon de toute la maçonnerie nécessaire pour la construction d’une église paroissiale, sur le terrain qu’il a pour ce destiné, il leur est permis de faire construire sur le dit terrain, la dite église et un presbytère, pour la construction duquel presbytère, les habitants de l’île Dupas seront tenus de fournir autant de bois, et de la même forme, que les habitants de Berthier leur en ont fourni pour la construction du presbytère de l’île Dupas, et de livrer le dit bois sur le lieu où sera construit le dit presbytère, ainsi qu’ils s’y sont obligés par acte du huitième janvier 1716, l’étendue de laquelle nouvelle paroisse sera de deux lieues et demie, savoir : deux lieues de front que contient le fief de Berthier, à prendre du côté d’en bas, depuis le fief du Chicot, en remontant le long du fleuve, jusqu’au fief Dorvilliers, et demie lieue de front que contient le dit fief Dorvilliers, depuis Berthier en remontant jusqu’au fief de Dautray, ensemble les îles au Castor, Randin et du Mitan, situées au-devant du dit Berthier, l’île au Foin et l’Îlet, situées au devant du dit fief Dorvilliers, et les profondeurs des dits deux fiefs ; et le curé qui sera établi dans la dite nouvelle paroisse desservira, par voie de mission, les fiefs de Dautray et Lanoraye, jusqu’à ce qu’il y ait lieu d’y ériger une paroisse, et jusqu’à ce que l’église de Berthier soit construite, ce fief et celui de Dorvilliers seront desservis, par voie de mission, par le curé de l’île Dupas, comme il est dit ci-devant.

Dautray et Lanoraye : — ces fiefs qui contiennent, savoir : le premier, une lieue et demie de front, depuis Dorvilliers, en remontant jusqu’à Lanoraye, et le second, deux lieues de front en remontant jusqu’à Lavalterie, étant peu établis, seront desservis par voie de mission, par le curé de l’île Dupas, jusqu’à ce que la nouvelle paroisse de Berthier soit établie, après quoi ils seront desservis par le curé de Berthier, aussi par voie de mission, jusqu’à ce qu’il y ait dans ces fiefs un nombre suffisant d’habitants pour pouvoir y ériger une paroisse.

Lavalterie : — ce fief qui contient une lieue et demie de front depuis Lanoraye, en remontant, jusqu’au fief de Saint-Sulpice, le long du fleuve, étant aussi peu établi, sera desservi par voie de mission, par le curé de Saint-Sulpice, qui sera tenu d’aller dire la messe dans la chapelle construite sur le dit fief, une fois tous les mois, un jour de fête ou de dimanche, et d’y faire le catéchisme aux enfants, et ce, pendant qu’il n’y aura pas de paroisse érigée aux îles Bouchard, et lorsqu’il y aura un curé dans les dites îles, celui de Saint-Sulpice sera tenu d’aller dire la messe dans la chapelle de Lavalterie de trois fêtes ou de trois dimanches l’un, et d’y faire le catéchisme pour les enfants, et ce jusqu’à ce qu’il y ait lieu d’ériger une paroisse sur le dit fief de Lavalterie.

Saint-Sulpice : — l’étendue de la paroisse du même nom, située sur le dit fief, sera de deux lieues de front que contient le dit fief, à prendre du côté d’en bas, depuis Lavalterie, en remontant le long du fleuve, jusqu’au fief de Repentigny, ensemble les profondeurs renfermées dans ces bornes, et le curé de la dite paroisse desservira, par voie de mission, le fief de Lavalterie, comme il est dit ci-dessus ; il desservira aussi, par voie de mission, les îles Bouchard, comme il sera dit ci-après.

— Les îles Bouchard : — sur les représentations du seigneur et des habitants des dites îles, il leur est permis de construire une église paroissiale et un presbytère dans le lieu le plus