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regrets.

IX.

FOYER SACRÉ.


Oh ! le feu du foyer sacré
Que je veillais, pure Vestale,
Tu l’as renversé.

Et, piétinant la flamme pâle,
Aux clartés froides du matin,
Tu l’as éteint.

Tu fis une vile et banale
Aventure de nos amours.
Moi qui nous croyais unis pour toujours,
J’en ai rougi pour toi, je cache,
De honte, mon front dans les mains :
J’y sens l’indélébile tache
De cendre et de charbons éteints.