Page:Swift - Gulliver, traduction Desfontaines, 1832.djvu/92

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Article iii.

Que certains ambassadeurs étant venus depuis peu à la cour de Blefuscu pour demander la paix à sa majesté, ledit Flestrin, comme un sujet déloyal, aurait secouru, aidé, soulagé et régalé lesdits ambassadeurs, quoiqu’il les connût pour être ministres d’un prince qui venait d’être récemment l’ennemi déclaré de sa majesté impériale, et dans une guerre ouverte contre sadite majesté.

Article iv.

Que ledit Quinbus Flestrin, contre le devoir d’un fidèle sujet, se disposerait actuellement à faire un voyage à la cour de Blefuscu, pour lequel il n’a reçu qu’une permission verbale de sa majesté impériale ; et, sous prétexte de ladite permission, se proposerait témérairement et perfidement de faire ledit voyage, et de secourir, soulager et aider le roi de Blefuscu.

Il y a encore d’autres articles, ajouta-t-il ; mais ce sont les plus importants dont je viens de vous lire un abrégé.

Dans les différentes délibérations sur cette accusation, il faut avouer que sa majesté a fait