Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/159

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Ton fidèle de jadis erre toujours bramant après une faveur non accordée. À la tombée du soir, quand les feux et les ombres se fondent dans la pénombre du crépuscule, tristement il revient à ton temple en ruine, avec le besoin dans son cœur.

Maint jour de fête n’amène à toi que du silence, Déité du temple en ruine. Mainte nuit de culte s’écoule sans que la lampe soit allumée.

Maintes images nouvelles façonnées par d’industrieux artistes, le fleuve sacré de l’oubli les emporte lorsque leur temps est révolu.

Mais toi, non adorée, tu subsistes, Déité du temple en ruine, immortellement négligée.