Page:Tanner - James, Memoires de John Tanner, vol 1, 1830.djvu/54

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On comprendra sans peine que, dans une narration aussi exceptionnelle, il se soit souvent glissé de ces expressions locales, que des particularités de climat ou de relations, une nature nouvelle et des intérêts nouveaux introduisent inévitablement dans une société naissante. Les puristes de l’Angleterre ne veulent pas que la langue nationale ait été comprise dans la déclaration de l’indépendance américaine. Nous laissons aux Reviewers[1] de Londres et de Philadelphie le soin de discuter avec le grammairien américain, M. Noah Webster, le plus ou le moins de légalité des américanismes ; il nous suffit de constater que la langue anglaise s’est mise en rapport, en Amérique, avec des circonstances nouvelles, et d’exposer quels embarras sont plusieurs fois ressortis de ce néologisme pour le traducteur français. Mais, sans

  1. Reviewer, faiseur de revue. Cette désignation, qui n’a pas encore d’équivalent en français, s’applique surtout, dans la langue des deux Angleterres, aux auteurs de la partie critique des revues.