Page:Tavan - Méthode pratique d'orchestration symphonique.djvu/66

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Ensuite on met les nuances à toutes les parties (elles sont déjà au Vn conducteur) mais elles ne sont pas toujours semblables à celles du 1er Vn ; bien souvent certains instruments jouent fort (f), pendant que d’autres jouent demi-fort (mf) on piano (p).


Il faut aussi : mettre des répliques aux instruments qui comptent beaucoup de mesures (ceci pour les morceaux importants), bien examiner tout son travail ; voir s’il n’y a pas d’erreurs dans les transpositions (Clar., Cornets, Cors) ; Voir l’armure de toutes les parties ; et enfin recopier la partition au net.

Maintenant je conseillerai au lecteur qui veut réellement se donner la peine d’étudier sérieusement l’Orchestration, de se procurer quelques morceaux connus et de s’exercer à les orchestrer d’après la partie de piano et ensuite comparer son travail avec l’orchestration de l’auteur. Et pour bien se rendre compte du procédé expliqué dans ce livre, il faudrait faire le sacrifice d’acheter, à orchestre complet, une on plusieurs de mes Fantaisies sur les Opéras célèbres (Paris, chez Margueritat, 21, Boulevard Bonne-Nouvelle) et de les copier en partition d’orchestre en réglant la partition comme il est dit page 56 (ces Fantaisies ne sont publiées qu’en parties séparées et non en partition d’Orchestre), on pourrait choisir celle de Carmen ou la 2me de Faust, le Trouvère, la Traviata, Rigoletto, etc.

Il serait bon aussi de se procurer plusieurs 1ers Vns et quelques parties de Piano de ces Fantaisies pour bien examiner tous ces canevas.


Ce travail est le résultat de vingt ans de pratique et d’expérience, et je souhaite bien sincèrement que ces quelques conseils soient profitables à tous mes Confrères qui commencent à étudier l’orchestration pratique.


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