Page:Textes choisis (Leonardo da Vinci, transl. Péladan, 1907).djvu/77

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Cela est une conduite de rustre, un sommet d’ingratitude et le comble de tous les vices.

Mais avec des paroles inutilement vous m’accablez ! La somme des péchés se trouve seulement en lui, et si un seul manque, du moins il ne possède aucune bonté et les autres hommes ne sont pas autrement que moi. Et en effet, je conclus ainsi que le mal est notre ennemi, et qu’il serait pire encore qu’il soit notre ami. (R. 1355.)

76. — Qui ne refrène la volupté s’abaisse au rang de la brute. (ASH. I. 119, r.)

77. — O fausse lueur, combien d’autres avant moi, dans les temps passés, tu as misérablement trompés ! Si je voulais voir la lumière, ne devais-je pas apprendre à discerner le soleil du fallacieux éclat du suif qui fume. (C. A. 66, r.)

78. — D’abord, celui qui est privé de mouvement, qui est fatigué de servir manquera du mouvement qui est l’assistance.

Première mort que la fatigue ! Je ne me lasse pas de servir, je ne me lasse pas d’aider.

Toutes les œuvres ne sont pas pour un instant.

Est sujet de carnaval… Sans lassitude…

Les mains où tombent ducats et pierres précieuses ne se lassent jamais de servir, mais ce service est seulement utile, et n’est pas selon notre dessein. Nature, comme moi, dispose naturellement. (ASH. I. 48, v.)