Page:Textes choisis (Leonardo da Vinci, transl. Péladan, 1907).djvu/81

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s’unissent et ne font plus qu’un même objet.

L’œuvre est la première chose qui naît de l’union. Si la chose aimée est vile, l’amant s’avilit. Quand la chose unie convient à son uniteur, il résulte délectation, plaisir et sérénité. Quand l’amant est uni à l’aimé, il se repose. (T. 6. r.)

La chose se reconnaît avec notre intellect, quand la chose mue s’unit avec le moteur. (T. 6, r.)

85. — Venerem observam solam hominibus convenire, titre d’une planche d’anatomie publiée par Uzielli.

86. — Il sortira de l’obscure et ténébreuse terre une chose qui mettra toute l’espèce humaine en grandes inquiétudes, dangers et morts.

A beaucoup qui le chercheront, après bien des peines, l’or donnera du plaisir : mais qui en sera privé, mourra avec souffrance et calamité.

Cela inspirera d’infinies trahisons ; cela poussera les hommes aux assassinats, aux vols et aux perfidies, cela donnera du soupçon à ses partisans, cela enlèvera l’état aux cités libres ; cela ôtera la vie à beaucoup : cela tourmentera les hommes dans leurs arts, par des tromperies et des traîtrises.

O monstrueux élément ! Qu’il serait mieux pour l’homme que tu retournasses en enfer ; par toi les grandes forêts restent désertes de