Page:Tissot - Princesses des lettres.djvu/76

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de sa famille Mme de Morsier, il sera, dès les premières lignes, frappé par la forme et la pensée personnelles, au point d’en paraître insolites, de ces pages inconnues. Ravi, alors qu’il croyait n’avoir entre les mains qu’une liasse de documents jaunis, de trouver une âme vivante, il se mettra à rassembler ce qui, de près ou de loin, lui paraîtra se rattacher à la vie et à l’œuvre de cette femme originale, et nos petits-neveux finiront par posséder, sur l’une des plus vigilantes annonciatrices du xixe siècle, un de ces livres aussi attachants qu’un roman, et comme Mmes Luce Herpin (Lucien Perey) ou Cécile Vincens (Arvède Barine), en ont écrit de perspicaces sur les princesses de cour ou de lettres des siècles révolus.

Après avoir évoqué — je conjecture — le milieu de vertus civiques et de traditions huguenotes, où grandit, au confluent du Rhône et de l’Arve, à l’ombre des clochers de la Genève pro-

    TRADUCTIONS de l’anglais : Les Portes entrouvertes, par Miss Elisabeth Phelps, 1 vol., Lausanne, Mignot, 1874. — Sans issue, par miss Elisabeth Phelps, 1 vol., Grassart, Paris, 1876. — La Voix parfaite ou le Christ esotérique, par Mme Anna Kingsford et Ed. Maitland, 1 vol., Alcan, Paris, 1891. — De l’italien Mazzini, par Mme Ashurst Venturi, Charpentier, Paris, 1881, etc., etc..