Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/177

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XXII

Le 15 au matin, trois jours après la scène décrite, une immense quantité de voitures étaient près du palais Slobotzkï.

Les salons étaient pleins. Dans le premier se tenaient des gentilshommes en uniforme ; dans le second, des marchands médaillés, à longues barbes et en cafetans bleus. Dans la salle des réunions des nobles, il y avait du bruit et du mouvement.

À une grande table, sous le portrait de l’empereur, les seigneurs les plus importants étaient assis sur des chaises à hauts dossiers, mais la plupart des gentilshommes marchaient dans la salle.

Tous les gentilshommes, les mêmes que Pierre voyait chaque jour soit au club, soit à la maison, étaient tous en uniforme, quelques-uns du temps de Catherine, d’autres du temps de Paul, les autres, les nouveaux, en uniforme du temps d’A-