Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/456

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dessus de lui, frappaient devant, à côté, derrière. Pierre courait en bas : « Où vais-je ? » se rappela-t-il tout à coup, déjà rendu près des caissons verts. Il s’arrêta indécis, se demandant s’il fallait retourner ou aller en avant. Tout à coup un choc terrible le renversa.

Au même moment l’éclat d’un grand feu l’éclairait et un bruit de tonnerre et un sifflement étourdissants éclataient à ses oreilles et se répercutaient. Quand Pierre se ressaisit il était assis sur le sol, les mains à terre ; le caisson près duquel il se trouvait n’existait plus, seulement des planches vertes brûlées et des torchons restaient épars sur l’herbe ; un cheval, en secouant les restes de brancards, s’enfuyait de lui et un autre, comme lui, gisait à terre et poussait de longs cris perçants.