Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol10.djvu/457

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XXXII

Pierre, trop effrayé pour se rendre compte de ce qui se passait, bondit et courut de nouveau vers la batterie comme vers l’unique refuge à toutes les horreurs qui l’entouraient.

Quand il y entra, il remarqua que là on n’entendait pas de coups et que des gens quelconques y faisaient quelque chose. Pierre n’eut pas le temps de comprendre quels étaient ces gens. Il aperçut le colonel qui était couché sur le rempart, le dos tourné vers lui, comme s’il examinait quelque chose en bas, et un soldat qui, en se débattant pour échapper à des hommes qui lui tenaient les bras, criait : « Mes frères ! » et il vit encore quelque chose d’étrange.

Mais il n’avait pas le temps de comprendre que le colonel était tué, que celui qui criait : « Mes frères ! » était un prisonnier, que sous ses yeux