Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/141

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


une montagne d’objets, et juste au haut, à côté d’une chaise d’enfant renversée, était assise une femme qui poussait des cris désespérés et perçants. Des camarades racontèrent à l’officier que les cris de la foule et ceux de la femme provenaient de ce que le général Ermolov, qui s’était rencontré avec cette foule, en apprenant que les soldats se répandaient dans les boutiques et que les habitants encombraient le pont, avait ordonné d’ôter les canons des avant-trains et menacé de tirer sur le pont.

La foule, en renversant les chariots, en se bousculant, en criant désespérément, dégagea le pont et les troupes avancèrent.