Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/161

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devait garder les papiers. Eh bien ! Qu’est-ce que tu demandes, des bêtises, sur les pompiers ? S’ils ont des chevaux, qu’ils aillent à Vladimir. Il ne faut pas laisser aux Français…

— Votre Excellence, le surveillant de l’asile des aliénés est venu, qu’ordonnez-vous ?

— Ce que j’ordonne ? Que tous partent, voilà tout… Et les aliénés, qu’on les laisse sortir. Quand, chez nous les fous commandent les armées, alors ceux-ci, Dieu même les protège !…

Quand on lui demanda ce qu’il fallait faire des prisonniers, le comte cria méchamment au directeur de la prison :

— Quoi ! faut-il te donner deux bataillons de la garde que nous n’avons pas ? Les mettre en liberté, voilà tout.

— Votre Excellence, il y a des criminels politiques : Miechkov, Vereschaguine…

— Vereschaguine ! Il n’est pas encore pendu ? s’écria Rostoptchine. Amenez-le moi.