Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/406

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VII

Cependant l’autre colonne devait attaquer les Français de front, mais en tête de cette colonne se trouvait Koutouzov. Il savait bien que sauf le désordre il ne sortirait rien de cette bataille livrée contre sa volonté, et, autant que c’était en son pouvoir, il retenait les troupes. Il ne bougeait pas.

Koutouzov allait en silence sur son petit cheval gris, répondant négligemment aux propositions d’attaque.

— Avec vous, toujours attaquer ! Ne voyez-vous donc pas que nous ne savons pas faire des manœuvres compliquées ? dit-il à Miloradovitch qui demandait la permission de se jeter en avant.

— Ce matin vous n’avez pas su prendre Murat vivant et arriver à temps à la place, maintenant il n’y a rien à faire, répondit-il à un autre.

Quand on annonça à Koutouzov que derrière les Français où, selon les rapports des Cosaques, aupa-