Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/422

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tile. La construction de mines sous le Kremlin aidait seulement à l’accomplissement du désir de l’empereur de faire sauter le Kremlin en sortant de Moscou : c’est-à-dire de battre le plancher sur lequel l’enfant est tombé.

La poursuite de l’armée russe qui souriait tant à Napoléon fut une chose inouïe. Les chefs militaires français perdaient la trace d’une armée russe de soixante mille hommes et, selon les paroles de Thiers, ce n’est que grâce à l’art et au génie de Murat que celui-ci retrouva comme une épingle cette armée russe de soixante mille hommes.

Dans les rapports diplomatiques, tous les prétextes de Napoléon sur sa magnanimité et sa justice, devant Toutolmine et Iakovlev qui était surtout soucieux d’avoir un manteau et un chariot, étaient tout à fait inutiles : Alexandre ne reçut pas ces ambassadeurs et ne répondit pas à leurs ambassades. Quant aux mesures judiciaires, après le supplice des soi-disant incendiaires, l’autre moitié de Moscou brûla.

Administrativement, l’institution de la municipalité n’a pas arrêté le pillage et seulement a porté profit à quelques personnes qui firent partie de cette municipalité et qui, sous prétexte du maintien de l’ordre, pillèrent Moscou ou gardèrent ce qui était déjà pillé.

Sous le rapport religieux, si facilement organisé