Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol11.djvu/82

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XIII

Le samedi 31 août, dans la maison des Rostov tout était sens dessus dessous. Toutes les portes étaient ouvertes, tous les meubles sortis ou déplacés, les glaces et les tableaux enlevés. Dans les chambres partout des coffres, du foin, du papier d’emballage, des cordes. Les paysans et les domestiques qui emportaient les objets marchaient à pas lourds. Dans la cour se heurtaient les chariots des paysans, quelques-uns déjà débordants, d’autres vides. Les voix et les pas d’une foule de domestiques et de paysans arrivés avec les chariots résonnaient, s’interpellaient dans toute la maison. Le comte était sorti quelque part depuis le matin. La comtesse qui avait mal à la tête à cause du bruit et du vacarme était couchée dans le divan, des compresses de vinaigre sur le front.

Pétia n’était pas à la maison (il était allé chez un camarade avec qui il avait l’intention de passer