Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/145

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teurs, est rempli d’articles de ce genre : Que les écoles populaires sont des établissements publics ; que les prêtres peuvent enseigner quand ils en auront le temps ; que les curateurs n’ont aucun droit ; que les maîtres n’auront pas de grades ; qu’il n’y a pas de forme spéciale pour la construction des bâtiments ; que les particuliers peuvent enseigner ; qu’on peut instruire aussi les jeunes filles ; qu’on peut établir des bibliothèques ; que l’inspecteur doit inspecter les écoles ; que les maîtres peuvent appartenir à toutes les classes ; qu’on ne peut faire payer deux fois pour les études ; que les élèves peuvent ou non fréquenter l’école ; qu’il ne faut pas empêcher que les maîtres changent de service ; que les maîtres n’auront pas d’uniforme spécial, etc., etc. En lisant ce projet, on s’étonne, quand on vit à la campagne, qu’on ait pu écrire de pareils articles et en remplir le projet.

En travaillant dans de telles conditions — ignorance du sujet, méconnaissance du peuple et de ses besoins — et, principalement, en étudiant les restrictions — à son détriment — qu’on sent dans tout le projet, on ne peut que s’étonner qu’il ne soit pas encore pire.

La question était posée de la façon suivante : il n’y a pas de ressources, il n’y en aura pas ; l’instruction publique doit dépendre du ministère de l’Instruction publique, le clergé doit pouvoir guider et diriger l’instruction ; la direction des écoles et les écoles elles-mêmes doivent être homogènes dans