Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/182

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que les élèves qui ont passé sept années au lycée et habitent les grandes villes. La petite partie des élèves libres étudie les mêmes cours du lycée avec l’aide de professeurs particuliers.

Avant d’entrer au lycée, l’élève doit passer par l’école communale et par celle du district. J’essayerai, laissant de côté les renvois à l’histoire et les comparaisons profondes sur la situation dans les États européens, j’essayerai de parler tout simplement de ce qui se passe sous nos yeux en Russie.

J’espère que tous seront d’accord que le but de nos établissements scolaires consiste principalement à répandre l’instruction dans toutes les classes et non à maintenir l’instruction exclusivement dans la classe supérieure, c’est-à-dire que nous ne nous soucions pas tant que les enfants d’un richard quelconque ou d’un seigneur soient instruits (ceux-ci peuvent s’instruire sinon dans un établissement russe, au moins dans un établissement européen) mais nous avons à cœur de donner l’instruction au fils d’un portier, d’un marchand de la troisième guilde, d’un bourgeois, d’un prêtre, d’un ancien serf, etc. Je ne parle pas des paysans, ce serait le rêve irréalisable. En un mot, le but de l’université est de répandre l’instruction parmi le plus grand nombre. Prenons par exemple un fils de petit marchand, dans une ville, ou celui d’un petit gentilhomme : on commence par envoyer le garçon